Un chiot doit être vacciné, pucé et vermifugé. Il s’agit des premières règles sanitaires à observer lorsque l’on accueille un chien chez soi. Si votre chiot vient d’un élevage, une partie de ces règles auront été respectées et sont généralement comprises dans le prix d’achat. Dans le cas contraire, il convient de prendre dès la première semaine un rendez-vous chez le vétérinaire. L’important est de disposer d’un peu de temps devant soi car votre chiot va être examiné sous toutes les coutures. Vaccins, vermifuges, puce, le vétérinaire vérifiera tout et vous expliquera toutes les procédures. Récapitulatif.
Examen physique, le chiot sous toutes les coutures
Votre vétérinaire va procéder à l’examen entier du chiot. Il va ainsi vérifier que son poil est brillant et sans parasites (puces et tiques, entre autres), que ses oreilles, ses yeux, son nez et son anus sont propres, ou encore que les muqueuses et les gencives de votre animal sont roses. Ce sont des signes de bonne santé que vous pouvez constater vous-même au quotidien. Si l’un de ces signes disparaissait ou se modifiait, n’hésitez pas à en parler à votre vétérinaire.
Celui-ci va également vous poser des questions quant à la nourriture que vous lui donnez, à son caractère, ou à sa façon de jouer. Pas de panique, le vétérinaire ne cherche pas à vous prendre en faute mais simplement à vérifier la bonne santé physique et comportementale de votre chiot.
Le quatuor des vaccins
Les vaccins injectés lors de la première visite préviennent quatre maladies différentes :
- Parvovirose : maladie virale entraînant une gastro-entérite pouvant se révéler hémorragique.
- Hépatite de Rubarth : maladie virale qui affecte le foie et les yeux du chien, mais également ses reins et ses poumons.
- Leptospirose : maladie due à une bactérie, souvent transmise dans les eaux stagnantes ou au contact de rongeurs sauvages. Celle-ci peut provoquer de graves lésions.
- Maladie de Carré : maladie virale provoquant une inflammation des muqueuses. Le virus se propage de chien en chien par contamination directe car il est peu résistant dans la nature.
Ces quatre maladies sont souvent mortelles pour le chiot. Les différents vaccins seront injectés en une seule dose à votre animal. Si vous comptez vous rendre à l’étranger, en Corse, en Moselle, ou dans un DOM, votre vétérinaire vous proposera de vacciner votre chien contre la rage. Ce vaccin, appelé « antirabique », est obligatoire sur le territoire français pour les chiens de catégorie 1 et 2, et pour tous les chiens si l’on projette de séjourner dans un camping ou un centre de vacances.
Les vermifuges, un traitement deux fois par an
Ils sont indispensables pour que votre animal reste en bonne santé. Les vers affaiblissent beaucoup les chiens, qui deviennent plus vulnérables à d’autres maladies. Le chiot doit normalement avoir été vermifugé avant de quitter son élevage, ou de manière générale le lieu où il est né. C’est lors de sa première visite vétérinaire en compagnie de son nouveau maître, vers ses deux mois donc, qu’il sera de nouveau vermifugé.
Jusqu’à l’âge de six mois, le chiot devra être vermifugé tous les mois. Ensuite, la vermifugation se fera deux fois par an. Elle s’effectue par le biais d’un ou plusieurs comprimés, ou d’une pâte, que le vétérinaire vous vendra. Ce médicament pourra être administré 48 heures après la première visite (en raison des vaccins que l’animal aura reçu).
Ils existent deux grands types de vers : les vers ronds et les vers plats. Les plus répandus chez le chiot sont une catégorie de vers ronds : les ascaris. Ceux-ci provoquent des diarrhées et des ballonnements, mais également une baisse de l’immunité, ce qui explique l’importance de la vermifugation.
Le traitement des vers est d’autant plus important que certains se transmettent à l’homme et plus particulièrement à l’enfant.
La puce d’identification, déclinaison dernier cri du tatouage
La puce électronique d’identification, ou transpondeur, remplace désormais le tatouage. Elle a la taille d’un grain de riz et est placée sous la peau de l’animal, derrière l’oreille gauche ou au niveau du cou. Cette opération est peu douloureuse pour le chiot et ne nécessite donc pas d’anesthésie.
La puce électronique correspond à un code de quinze chiffres, identifiable grâce à un lecteur possédé par les vétérinaires, la fourrière, les refuges pour animaux, mais également par la police. Votre propre vétérinaire vérifiera le code de la puce dès que la pose sera faite afin d’éviter tout dysfonctionnement. Vous recevrez ensuite les papiers d’identification de votre chiot à votre domicile. Attention toutefois car l’envoi peut prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
A savoir : La puce électronique ne présente aucun danger électrique pour l’animal. C’est le lecteur qui va provoquer la lecture du code et non la puce elle-même.

